Une chouette paroissienne !

Les habitants du quartier de l’église la connaissent bien, ils l’aperçoivent perchée sur un toit ou entendent régulièrement ses petits cris perçants au soleil couchant. Une chouette chevêche (ou chouette d’Athéna) niche depuis plusieurs années dans une cavité tout en haut du mur est de l’église.

Lorsque les travaux de la façade de l’église ont débuté, il a fallu trouver une solution pour notre petite chouette. En effet, la saison des amours allait commencer, il fallait lui trouver un nouveau gîte pour qu’elle puisse pondre, couver et élever ses petits en toute tranquillité, sans être dérangée par les échafaudages et les travaux.

Élus, services techniques, artisans du chantier, LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux), bénévoles, toute une équipe s’est mobilisée pour trouver une solution.

Sur les préconisations de Camille, de la LPO, le nichoir adapté a été acheté puis posé sur le mur du presbytère, celui-ci ayant la même orientation que le nid actuel, avec son ouverture au soleil levant. Il était important que le nichoir soit posé en premier lieu pour qu’il puisse être visité par notre petite curieuse avant son déménagement.

nichoir
Nacelle

L’opération « obturation du nid actuel » a été plus aventureuse vu son emplacement très en hauteur ! Une première nacelle est venue mais il manquait un mètre pour atteindre le nid. Un grimpeur, assuré et encordé, est ensuite monté sur le toit de l’église en surplomb du nid. Mais celui-ci était si profond qu’il était impossible de vérifier s’il contenait des œufs. Enfin, une seconde nacelle a pu procéder à l’obturation en plusieurs étapes : vérifier que la chevêche était absente, être sûr qu’il n’y avait pas d’œufs à l’intérieur puis le fermer avec une pierre et de la chaux pour respecter le bâtiment historique.

Le nid sera réouvert à la fin du chantier et au printemps prochain la chevêche pourra choisir entre le nichoir et sa cavité actuelle. La pose de ce nichoir rend le site encore plus attractif pour les chevêches (le couple en question ou les futurs jeunes), voire pour d’autres espèces protégées et emblématiques de notre région telles que le petit duc scops, le rollier d’Europe ou la huppe fasciée qui sont susceptibles d’occuper le même type de nichoir.

Si notre chouette adopte le nichoir installé, les chances de survie des oisillons seront plus grandes. Ces jeunes ont la fâcheuse idée de passer plusieurs jours au pied du nid avant d’être capables de voler. A l’abri dans la cour fermée du presbytère, les parents pourront continuer à les nourrir avant leur envol.

En savoir plus sur la chouette chevêche

Les commentaires sont fermés